Historique du Football Club de Martigues

 Les débuts

Le FC Martigues va naître en 1919, pas encore sous le nom de FCM mais sous l’appellation Sporting Club de Martigues, avec des passionnés de ballon rond qui vont faire leurs premières joutes au champ de Mathieu. Puis en 1921, le FCM va voir le jour. Les couleurs du club sont inspirées du grand club de rugby de Perpignan qui joue en « sang et or » et le nom « Football Club » provient lui du grand club de foot de l’époque le FC Sète. Martigues participe en décembre au tournoi des Aygalades avec la première victoire de l’ère martégale face à Port-de-Bouc (2-0). Le foot à Martigues est lancé !!!

Martigues évolue au stade Albert Pommé dès 1923 et juste avant-guerre au stade Aldéric Chave. Des matchs souvent à guichets fermés (4000 personnes !!!) mais aussi des matches remis pour cause d’inondation. Le stade Chave étant près de l’Etang (à côté de la piscine) qui débordait de temps à autres (incroyable peuvent se dire les plus jeunes).

Premiers titres et premières accessions

Martigues attendra 1935 pour devenir champion de Provence de 1ère division et auparavant aura remporté la coupe Montredon en 1925 et le titre de champion de Provence 3ème division en 1928. Puis comme tous les clubs français, le FCM va devoir stopper son activité durant la guerre 39-45 avant de reprendre par un petit air de professionnalisme et l’arrivé du Suisse Georges Kramer à la tête de l’équipe puis le FCM accède à la DH avec Robert Costamagna avant de redescendre durant quelques saisons en PH.

Il faut attendre 1963-1964 pour retrouver le FCM en DH et c’est avec l’éternel Jacques Sucré que le FCM va écrire ses premières lettres de noblesse en amenant le FCM à la D2. Le FCM se dote de son actuel stade Francis Turcan (1965) qui pour l’époque était tout confort. Dès lors le FCM va tout faire pour grimper dans la hiérarchie du football français.

Le premier titre retentissant c’est la victoire du FCM en Coupe Gambardella en 1968. Face au grand Stade de Reims en Avignon, les Martégaux finissent par faire match nul 2-2… Et le FCM l’emporte à la moyenne d’âge ! Et oui il n’y avait pas les tirs au but à l’époque, cela se jouait aux corners mais là aussi match nul et de ce fait les plus jeunes remportent le titre.

Martigues veut grandir et y parvient

Le président Huc et Jacques Sucré font grimper le club d’année en année, remportent la Coupe de Provence pour la première fois en 1970 et son premier titre de DH. Et le FCM va plonger de plein pied dans le professionnalisme en étant promu en D2 en 1974 pour ne plus le quitter durant de longues années et faire du FCM l’un des plus vieux pensionnaires de D2. Progressivement le club devient de plus en plus pro et c’est Jean-Marie Bianchi qui devient président et Yves Herbet prend en main l’équipe première en 1980.

Le centre de formation voit le jour, des joueurs de renoms comme Benarbia, Blondeau, Mazzoncini pour ne citer qu’eux ou encore des grands noms comme Boubacar, Luhovy ou Cantona vont permettre au FCM de s’inscrire dans la durée, d’écrire des belles pages en Coupe de France contre Bastia, St-Etienne et de voir Paul Orsatti devenir l’entraîneur, lui qui malheureusement n’arrivera pas à faire grandir le FCM.

Martigues accède à l’élite

C’est alors l’arrivée de Michel Berard qui amène dans ses valives Christian Sarramagna. Le club est au bord de l’implosion financière, et le duo doit recruter malin. S’appuyany sur le clébre « gaulois » Henri Canet et avec des joueurs comme Castro, Chavrondier, Testa, Roche… Tous prêtés et avec les jeunes comme Petrucci, Benarbia, Mazzoncini and co, ou des joueurs de devoir comme Pounewatchy, Ralaikera ou Durand le FCM doit finir dans les 11 premiers de son groupe pour intégrer la Super D2. Martigues fait mieux puisque le FCM caracole en tête et accède à la D1 en 1993 en venant à bout de Cannes, d’Istres puis Créteil dans les 3 dernières journées dans des stades pleins comme face à Créteil le 15 mai avec plus de 6000 spectateurs.

Turcan voit sa capacité être portée à 11500 places avec que des tribunes en béton tout autour du stade. Et le FCM plonge dans l’univers de la D1 avec le plus petit budget. Le FCM se sauve grâce à la rétrogradation de l’OM lors de sa première saison, puis réalise une saison de prestige (11ème) l’année suivante avec René Exbrayat comme entraîneur, en ne perdant qu’une fois sur sa pelouse et en accrochant Nantes, le futur champion. Le FCM est mené 3-0 avant de revenir grâce à un intenable Benarbia (3-3) ou encore en battant Bastia 5-2 ou encore en faisant le nul à Bordeaux (1-1) ou à Paris (2-2) avec un lob d’anthologie de Bouquet sur Lama.

Martigues perd de sa superbe et son âme

L’année suivante, le FCM tend le bâton pour se faire battre en recrutant n’importe comment, et le FCM descend logiquement en D2. C’est l’année ou seulement 2 équipes montent en D1, mais le FCM va échouer à la 3ème place après avoir été champion d’automne après une belle victoire face à Toulouse (1-0). En 1997-1998, Martigues ne se relève pas de cet échec et se retrouve en National.

Place aux jeunes avec Padovani, Bekrar, Kara, Borios et aussi Rod Fanni… Et le FCM sauve sa tête avant que Guendouz permette à Martigues de monter l’année suivante dans une année qui avait très mal commencé avec Dalger comme entraîneur. Le FCM est 17ème, mais s’appuyant sur un grand Jacques Remy (22 buts), le FCM fait une remontée incroyable pour finir second derrière Beauvais et remonter en D2 pour la saison 200-2001.

Comme en D1 quelques saisons avant le FCM finit 18ème mais doit son salut à la rétrogradation de Toulouse mais l’année suivante le FCM n’aura que ses yeux pour pleurer sous l’ère Astier. Martigues rechute en National en 2001-2002. Martigues met tout en œuvre pour remonter, mais le FCM cale toujours et même pire va couler.

Le FCM tout près de la faillite puis relève la tête et replonge sportivement

En 2002-2003, le FCM termine 5ème et va affronter le PSG en quart de finale de la Coupe de France à Turcan, mais la situation financière du club est précaire et la DNCG décide de rétrograder le club en DH. Paul Lombard, le Maire de Martigues, va apporter les garanties financières pour permettre au FCM de repartir en CFA… La galère commence !

En 2005-2006, le duo Vincent Caserta et Patrice Eyraud va permettre au FCM de remonter en National avec 40 buts marqués et seulement 19 encaissés et en franchissant la barre des 100 points (101). Le retour en National est dur, très dur. Martigues devra son salut par une victoire lors de la dernière journée à Nîmes (1-3) alors que dans le même temps Toulon ne parvenait pas à s’imposer à Châtellerault. L’année suivante, on pense que Martigues a fait le plus dur, mais il n’en est rien et Martigues retrouve le CFA pour la saison 2008-2009.

Depuis le FCM court après l’accession en National, avec toujours Vincent Caserta comme président et Franck Priou comme entraîneur. Martigues a recruté « régional », a changé ses maillots sang et or pour une tunique blanche pour un rappel rouge et jaune sur le maillot dans la diagonale… Un signe que Martigues veut changer son fusil d’épaule… Reste à savoir si cela va se confirmer sur le rectangle vert !!!

Le FCM retrouve le National administrativement

Après un mano à mano intense entre Ajaccio et Martigues, il n’en fallait qu’un. Les Corses accèdent au National avec 102 points contre 98 aux Provençaux. Alors, le FCM recevait le GFCOA lors de la dernière journée alors que les jeux étaient fait pour les Insulaires. Martigues devait l’emporter pour espérer terminer meilleur second et attendre un éventuel repêchage. Le FCM a fait parler la poudre (6-1) et peut voir les portes du National s’ouvrir. Une saison qui aura été exceptionnelle avec aussi une belle épopée en Coupe de France et un inoubliable 8ème de finale contre le PSG à Turcan devant 6000 personnes (1-4), les Martégaux ayant montré de belles choses pourtant réduits à 10 pendant plus d’une heure. Après de longs épisodes, le FCM accèdera finalement au National en sa qualité de meilleur second, le club de Pacy-sur-Eure ayant été rétrograder en CFA.

Martigues n’y arrive pas et replonge en enfer !

Après avoir eu la chance de retrouver le National administrativement, les Martégaux n’ont pas réussi à se sortir du piège ! Après de bons débuts prometteurs avec notamment 7 points de pris sur 9 possibles, le FCM s’est mis à dégringoler ! Jérôme Erceau fera les frais des mauvais résultats. Jean-Luc Vannuchi viendra le remplacer début 2012 pour tenter de faire relever la tête du club, mais le mal était déjà trop profond. Il n’y parviendra pas puisque le FCM termine à la 18e place et se retrouve dans le wagon conduisant en CFA. Et de nouveau le club martégal va devoir mettre le bleu de chauffe pour tenter de s’extirper d’un championnat particulièrement dur. Et à force de jouer à l’elastique attention à ce qu’il ne casse pas un jour définitivement !

De nouveau se sortir des griffes du CFA

Lors de la saison 2012-2013, c’est les grandes manoeuvres au FCM. On efface tout et on recommence. Seulement 5 joueurs prolongent l’aventure. Il faut reconstruire. Les arrivées se font à la petite semaine. Pas le meilleur moyen d’arriver fin prêt pour la reprise du championnat. Le FCM va donc connaître un retard à l’allumage. Au bout de 10 journées, les Martégaux accusent déjà un lourd retard. Puis la mayonnaise prend enfin. Le hic, c’est que si les promesses sont belles, le FCM part de trop loin pour combler le retard. Au final, les hommes de Jean-Luc Vannuchi terminent à la 4e place et repartent pour une saison en CFA. Les dirigeants s’étaient donné deux saisons pour remonter. Cette saison 2013-2014 doit être la bonne avec une ossature conservée et des joueurs ayant apporté une plus-value. Reste à voir si la formule sera payante ?

En 2013-2014, le FCM fait parti des favoris e contrairement à la saison précédente, sait qu’il ne faudra pas connaître de retard à l’allumage. Surtout dans une poule de 15 avec 24 points de moins à distribuer que la saison passée. Pourtant, les Martégaux ratent leurs débuts avec 3 défaites lors des 4 premières journées. La chance martégale sera que les autres équipes ne font guère mieux. Une aubaine pour les Sang et Or qui auraient déjà dû être distancés à plusieurs reprises. Alors que Jean-Luc Vannuchi a quitté le navire pour entraîner l’AJ Auxerre (Ligue 2) Martigues est encore dans la course à l’accession. Le FCM pêche par son inéfficacité. Comme au soir de la 25e journée, en se rendant à Rodez le leader. L’occasion de revenir un un point. En ne concrétisant pas leurs occasions, les Sang et Or s’essoufleront pour laisser la victoire aux Ruthénois et ainsi être distancés dans la course au National. Une nouvelle saison où le FCM n’aura pas tenu son rang et devra encore repartir au combat en CFA, en ne perdant pas de vue, cette fois, que le CFA ce ne sont pas les plus riches qui gagnent, mais les plus déterminés ! Le tout sous la houlette de Franck Priou de retour sur le banc martégal.

L’espoir d’accession… mais la stagnation

Une saison 2014-2015 sous le signe de la transition. Le maître-mot des dirigeants martégaux à l’intersaison, le FCM devant, économiquement, ne pas se laisser gagner par la folie des grandeurs. Si bien que l’effectif est changé, quasiment dans sa totalité. Beaucoup de départs, beaucoup d’arrivées, le tout en modérant les dépenses. Si les Sang et Or, remaniés à 80%, devront attendre la 4e journée pour connaître leur premier succès, cela ne les empêchera pas de longuement se mêler à la lutte à l’accession avec Béziers et Grenoble. Plusieurs fois, ils auront même eu les cartes en main. Notamment à 7 journées du terme du championnat, avec 3 rencontres de rang à disputer à domicile face à Chasselay, Lyon et Nice. En s’inclinant face aux 2 équipes du Rhône, le FCM laissera passer sa chance au plus mauvais moment. Les nombreuses blessures et suspensions se payant ainsi argent comptant, pour un groupe restreint volontairement à la précédente trêve. Il faudra encore attendre pour voir les Martégaux en National, qui devront lutter dans la terrible jungle du FCM, pour une 4e saison consécutive.

Et là-encore, pas de folie pour un club martégal défintivement rentré dans le rang du CFA. Les hommes de Franck Priou termineront à la 7e place de l’exercice 2015-2016 après avoir longtemps flirté avec la zone dangereuse. Une saison qui verra de nombreuses tractations pour la venue d’éventuels repreneurs. Mais Vincent Caserta sera finalement conforté à la présidence du club, désormais épaulé par deux présidents délégués avec Thierry Erisson chez les seniors et Christian Agnel chez les jeunes. Franck N’Dioro qui a succédé à Franck Priou aura à son tour la lourde tâche de composer avec un groupe restreint, le FCM devant toujours maîtriser ses dépenses…

Maintien pénible… Et une nouvelle ère ?

« La place du FCM n’est pas 4e en CFA, ce n’est pas concevable. » Voilà les mots du député-maire Gaby Charroux avant le coup d’envoi de la saison 2016-2017, annonçant même que, « la place du FCM est en National. » Et bien, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faudra attendre. Un FCM qui a vécu une pénible saison avec de mauvais résultats, une interdiction de recruter prononcée par la DNCG et l’éviction de Franck N’Dioro remplacé par Frédéric Cravero. Le FCM qui évitera la descente en National 3, nouvelle appelation du CFA 2, en devant cravacher jusqu’à la dernière journée et un succès face à Nice (3-2) pour accrocher une bien terne 11e place. Reste que la Ville de Martigues a enfin décidé d’accepter un projet de reprise, celui du mannequin vedette Baptiste Giabiconi qui devient le nouveau président, sous l’intitulé « Objectif Pro 2022 ». Comprenez que le FCM veut retrouver la Ligue 2. Le début d’une nouvelle ère ? A suivre…

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