Après FCM 1-1 Quevilly: Les réactions et l’analyse de la rencontre

Il y a des jours ou il faut savoir se contenter de peu. Il n’y a qu’une chose à retenir c’est le point pris par Martigues. Pour le reste, si on regarde la performance, le FCM a été à côté de ses pompes. Martigues ne gagne plus et rate une occasion de se rapprocher du haut de tableau. Après deux bonnes copies à Orléans et à Fréjus, Martigues n’a pas confirmé à domicile. Réactions et analyse de la rencontre.

Régis Brouard, entraîneur de Quevilly: «J’ai un gros sentiment de gâchis et de déception ! Voilà ce qui se passe lorsque l’on n’arrive pas à tuer le match. Je ne me cache pas derrière notre match en semaine en coupe, ce n’est pas une excuse. Ce n’est pas de la fraîcheur qui nous a manqué dans la finition. On était tellement bien que peut-être on a fait preuve de suffisance sur certains gestes. Du coup, nous maintenons Martigues en vie. On recule trop dans le dernier quart d’heure et on se fait punir de ne pas avoir tué la rencontre. Je ne vais pas faire un syndrome martégal mais il est vrai que je ne suis pas en réussite face à cette équipe que cela soit avec Rodez, Nîmes ou maintenant Quevilly. Cependant, on aurait signé pour un nul mais vue la physionomie de la rencontre il y a de quoi se prendre la tête à deux mains.»

Jérôme Erceau, entraîneur de Martigues: « Ce n’est pas une déception, c’est une énorme déception ! Nous n’avons pas le droit de rendre une aussi pâle copie surtout lorsque vous dites à vos joueurs qu’il faut aller de l’avant et que cettre rencontre était un virage important pour basculer du bon côté du tableau et pouvoir ensuite se lâcher… Comme quoi rien n’est jamais acquis dans la vie. On juge la bonne tenue d’une équipe sur sa capacité à enchaîner. Après deux bons matches, là on a mis la tête dans le saut ! Cela prouve une fois de plus qu’il faut se remuer et que la concurrence ne doit pas être un frein ! J’ai eu l’impression que certains ont joué la peur au ventre. La peur de mal faire, la peur de perdre sa place… Bref, c’est le meilleur moyen de passer à côté et à l’allure là, on peut se mettre hors-jeu tout seul. Il va vite falloir rebondir. Mais malgré le point volé, je suis très déçu et en colère. Et le point pris ne me calme pas ! Il n’est jamais bon de réagir ou de prendre des décisions à chaud. Je vais mûrir ma réflexion. Il va falloir analyser, agir et réagir.  »

A L’INTERIEUR DU MATCH

Le vent a soufflé fort et a affolé les chevelures du public. Mais les supporters ont dû s’arracher les cheveux à plusieurs reprises pas à cause du vent mais la faute à son équipe favorite qui n’a jamais réussi à jouer à l’endroit ! Que dire de la performance martégale ? Rien ! Jamais cette saison on a vu le FCM autant à la peine. On se souvient de Freitas un peu court sur le coup franc de Lafon (12e). A quelques centimètres cela aurait pu ne plus être le même match. Derrière, c’est Quevilly qui marque, une fois de plus sur un oubli de marquage ! A partir de là, les Normands survolent la rencontre. Martigues n’arrive pas à réagir. Quevilly ne réalisera jamais le break dans une domination qui aura duré 75 minutes. Puis, il y a un sursaut ! Martigues tentera enfin. Et c’est au moment ou plus personne n’y croit que le FCM va venir arracher, ou voler, c’est selon, un point aux hommes de Brouard. Quinze minutes sur quatre-vingt-dix c’est trop peu pour prétendre à quelques choses. Pendant que le FCM fait du surplace, les autres ne traînent pas. Espérons que ce n’est qu’un accroc après deux bonnes performances à l’extérieur. Et comme souvent lorsque cela ne va pas, tout s’enchaîne. Nianzi sera suspendu après son expulsion, et avec les nombreux cartons reçus, De Magalhaes et Bertin seront suspendus après Beauvais. Simple accroc ? La réponse interviendra rapidement. Cela ne doit pas faire oublier que le FCM n’a perdu qu’une fois sur les huit derniers matches (10 avec la Coupe). Et pourtant, le FCM est entre deux eaux. Il manque le petit truc pour viser plus haut, on a pu le voir ce soir. Moins de questions à se poser et plus d’ambitions à avoir. Il y a un cap à franchir et les Martégaux ont prouvé qu’il manque le petit truc qui permet le gros plus.

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