Les « Anciennes Gloires », David Mazzoncini… Le travailleur de l’ombre.

Comme il en a fait la primeur à Radio Maritima, c’est un monument du FCM qui raccrochera définitivement les crampons le 4 juin prochain à Turcan lors de son jubilé où son ami d’enfance Zinédine Zidane devrait être de la fête ainsi que d’autres champions du Monde 1998. Ce n’est pas le plus connu des Martégaux et pourtant il a fait toutes ses classes au FCM des poussins à la D1. Travailleur hors pair au milieu du terrain il a grandement contribué à l’éclosion du club martégal au plus haut niveau.

Le natif de Bertrange en Moselle débarque tout jeune dans la région où ses parents sont toujours résidents du côté d’Istres. Il aime le foot signe sa licence en faveur des poussins de Martigues. Il progresse, rejoint les Equipes de France chez les jeunes avec un certain « Zizou » puis en 1990 il foule pour la première fois une pelouse de L2 avec les Sang et Or (8 matches) et la saison suivante il devient un titulaire indiscutable. On découvre un joueur discret mais qui est infatigable et qui ratisse large sur un terrain.

En 1992-1993, il est de la fabuleuse aventure martégale qui va conduire le FCM vers la L1. Là encore, il n’est pas étranger à ce que le FCM ne prenne pas beaucoup de but et en marque beaucoup. Il récupère, empêche l’adversaire de développer son jeu et dès le ballon dans ses pieds il fournit Ali Benarbia le maître à jouer. Il est le parfait relais et le lien entre les lignes arrières et offensives. C’est un homme de l’ombre qui permet à son équipe d’être dans la lumière un peu comme Tigana que l’on voyait peu mais qui faisait beaucoup !

De 1993 à 1996, il reste au FCM et fera les 3 années martégales en L1. Il a eu la possibilité de partir avant mais il restera fidèle à son club. Martigues retombe en D2 et il a le niveau L1. C’est simple, il rebondira dans l’élite. Il pose ses valises au Havre (1996-1998) puis à Cannes en 1998 et enfin à Bastia jusqu’en 1999. Il disputera en tout 163 matches de L1 dont 144 comme titulaire dans un poste où pourtant la concurrence fait rage.

Et puis, il tente l’aventure Chinoise après une année 2000 dans l’ombre alors qu’Albert Emon le veut à l’OM, mais démis de ses fonctions cela ne se fait pas car on lui préfère Fabio Celestini. Alors direction la Chine du côté de Changchun et Shenzhen, une destination à la mode à cette époque, puis le Qatar fait appelle à lui (2003) où il joue pour Al-Sailiya. Puis retour en Europe, en Espagne du côté de Las Palmas (L2) et il retrouve la France pour clore doucement sa carrière d’abord en CFA à Orléans (2006 à 2008) et raccroche en 2009 dans le petit club de St-Pryvé qui est aujourd’hui en CFA.

Après une carrière bien remplie dont 6 saisons en L2 et en L1 avec le FCM avec qui il portera à 168 reprises la tunique Sang et Or, c’est donc une belle page du football martégal qui va se refermer. A 39 ans, c’est l’un des symboles de la réussite de la jeunesse dorée du FCM que l’on va fêter le 4 juin prochain. Ce n’est pas le premier nom qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque les folles années du FCM et pourtant c’était un roc, un récupérateur de talent, un homme simple et discret qui aurait mérité plus de reconnaissance.

David Mazzoncini, né le 16 octobre 1971 à Bertrange, 171 cm et 66 kg. Equipe première du FCM de 1990 à 1996, il portera à 168 reprises le maillot martégal en coupe et en championnat. Des poussins à la D1, il reste à ce jour le seul à avoir fait ce parcours au sein du club. Il est actuellement à la retraite et prépare son jubilé en collaboration avec la Ville de Martigues et le FCM.

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