Les « Anciennes Gloires »: Henri Canet… Le Gaulois fidèle à son village martégal.

Henri Canet… « Le Druide », « Le Gaulois », « Riton » etcetera… Il en a eu des surnoms le bougre ! Mais attention, s’il ressemble à un Gaulois, comme les BD de l’inusable Astérix, lui aussi est inusable et invincible. Et comme le célèbre personnage d’Uderzo et Goscinny, il est gentil mais il ne faut pas lui marcher sur les pieds et surtout il a des valeurs qui sont de toujours se battre, d’y croire et de ne jamais baisser les bras. Par contre ce guerrier n’aura pris que 3 cartons rouges dans sa carrière. Une main de fer dans un gant de velours…

Le cinquantaine épanouie, travaillant pour le Service des Sports de la Ville de Martigues, on ne sait pas si c’est la potion magique ou le pastis, mais « Riton » est aussi affûté que lorsqu’il jouait et peut-être même plus. La seule chose qui change ce sont les cheveux (rires) D’un début de calvitie avec quelques cheveux restants sur les côtés, il est aujourd’hui le crâne totalement rasé, moustache souvent de rigueur et le même charisme : Il en jette !!!

Après Ali Benarbia, comment ne pas remettre en lumière Henri Canet qui aura consacré toute sa carrière en « sang et or ». On est en 1977-1978, il fait parti du groupe « pro » à 18 ans. Aux côtés d’Albert Domenech (le frère de qui vous savez), D’Yvan Piatti… Il a de bons professeurs ! L’année suivante, il foulera pour la première – et unique – fois une pelouse en D2, l’année suivante 13 fois et en 1981-1982 il devient un titulaire indiscutable de la formation martégale.

Il portera le maillot « sang et or » à 409 reprises dont 405 (!!!) en tant que titulaire et s’il vous plait en ne connaissant jamais de longues et graves blessures. Sa longévité est à l’image de son hygiène de vie… Il prend soin de lui, de son corps (il n’y a qu’à le voir encore maintenant) il sait faire la fête, mais il y a des moments pour cela. Il fera 12 saisons de suite en répondant toujours présent, sur ces 12 années, la seule où ses stats sont en berne c’est la saison 1991-1992 en ne disputant que… 24 matches.

Riton traverse les années, malgré son style « Gaulois » et de l’ancienne garde, il n’est jamais démodé ou dépassé par les jeunes. Il se prête au jeu et malgré son ancienneté reste jeune, se défonce sur un terrain, refuse sans cesse de partir de Martigues. Au même titre que les gondoles, que les canaux, que la poutargue… Il est un symbole du foot à Martigues. C’est tout simplement un « Monsieur » comme on appelle les gens ayant marqué l’histoire.

D’année en année, il permet au FCM de s’inscrire en L2. En 1991-1992, la saison est usante, le moral est dans les chaussettes que l’on soit supporters, joueurs ou dirigeants. Le club est au bord de l’implosion financière, rien ne va plus au FCM, le bateau prend l’eau de toute part. Il a 32 ans et il veut mettre un terme à sa carrière, laissant un vide immense dans le paysage footballistique martégal.

Mais, Michel Berard et Christian Sarramagna reprennent les destinées d’un club à la dérive. Le FCM, comme tous les clubs en L2, doivent finir dans les 11 premiers de chaque poule, pour vivre l’année suivante la Super D2 à 22 clubs et les dirigeants et la Mairie doivent remettre les comptes sur de bons rails. Le duo Berard-Sarramagna n’imagine pas réussir ce pari sans le fameux « Gaulois ». Il repart donc dans l’aventure, la dernière jure-t-il, en 1992-1993.

Un nul à Créteil (1-1), une démonstration face à Rodez (5-1), une victoire à Nancy (0-1)… Et 10 matches plus tard le FCM est toujours en tête !!! Martigues connait les lendemains qui déchantent (3 défaites de rang à l’extérieur). Mais le FCM se relève et en s’appuyant sur son « Druide » va ne lâcher que 3 points à la maison !!! Et la suite on la connaît. Une victoire à Istres (0-1) et l’apothéose à Turcan face à Créteil (2-1) devant 6000 personnes. Le FCM et le « Gaulois » sont en D1, lui qui en chef de défense n’aura pris que 24 buts en 34 journée !

L’ancien est porté en triomphe, il est en larme… Trop rare pour le croire ! Le temps d’un instant, le roc martégal s’effondre en sanglots… Il vient d’entrer dans la légende et surtout quitte le football par la grande porte. « C’est ma dernière année quoiqu’il arrive » avait-il dit en début de saison. Il n’a pas raté sa sortie et même mieux devient champion de France en battant Angers (1-1 et 3-4) comme un jubilé.

Sarramagna tentera de la convaince de rempiler pour une année en D1, mais le « Gaulois » a la tête dure et le sens de la parole. Il ne reviendra pas dessus et met donc un terme à sa carrière après une vie consacrée au FCM. Et il mérite de ne pas faire l’année de trop et de conclure sa carrière sur un feu d’artifice.

Merci Riton pour toutes ses années d’émotions !!!

Henri Canet, né le 30 janvier 1960 à Marseille, 181 cm et 77 kg. Equipe première du FCM de 1977 à 1993, 409 matches disputés, 11 buts inscrits. Aujourd’hui employé au service des Sports de la Ville de Martigues.

Une reflexion sur “Les « Anciennes Gloires »: Henri Canet… Le Gaulois fidèle à son village martégal.

  1. Son 1er match en sang et or le 1er mai 79 ca ne s’invente pas !!!.
    Fc martigues-sc toulon 0-2.(match en retard).
    468 spects arb : Mr girard.
    Le onze martegal : ricard- yacoubian canet piatti capodanno- perez herbet rouquette- piq green et kassoyan. Entr: jacques sucre.

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